REVUE 2
 

EDITO

 

 

"Le spectacle s’annonce comme une puissance du faux qui se soumet les catégories du vrai, les annihile pour établir un système falsificateur. Le spectacle est le moment d’une grande prestidigitation, d’une grande mystification qui fait sens. Là est son paradoxe, là est sa force. Toutes les tentatives qui ont visé à rendre intelligible cette prestidigitation ont réussi dans leur volonté de rompre le pouvoir falsificateur du spectacle, mais ont également échoué car, par là, elles ont détruit l’essence du spectacle. En effet, toute position qui réfute ce régime des apparences, lui refusant sa capacité de dire le vrai dans le faux, se trouve dans l’obligation de dissoudre l’hétérogénéité du spectacle et du monde dans la soumission au réel." SUITE

EMILIEN XX. Extrait de mémoire de maitrise

 

Giraud part de formes organiques qu'il détourne, simplifie puis retourne au figuratif au moyen de détails à peine perceptibles. Sa mutation maritime ici nous présente la totalité de cette création- falsification.
Novembre / Decembre 2004

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