EDITO

Cependant, en parlant de la ville comme si elle était un paysage, une nouvelle perspective est suggérée, un nouveau départ ! Cet espoir, malheureusement, est vain parce qu’il implique incorrectement une option qui n’existe pas. L’issue n’est pas si nous pouvions considérer la ville comme le paysage ou si nous pouvons sauver nos villes en les faisant davantage comme le paysage, en les faisant Green ? Au contraire, le paysage pendant longtemps a été transformé en ville. Cela fut pris de manière trop littérale.

Demandons-nous plutôt si la ville pouvait sauver le paysage ? Ou plus subtilement où se situera la limite entre ces deux environnements, s’il reste encore une limite ! Et que dire de la métaphore que Koolhaas proposait il y a 10 ans : “City = Landscape” ou de l’idéogramme de Smithson il y a déjà 30 ans ?

La “Ville”. La ville pourrait-elle sauver le paysage ? L’approche par les territoires de bordures ou intermédiaires, paraît intéressante. En effet, il ne s’agira plus de traiter la “Ville”, ou l’Urbain, en-soi comme le centre de modèles d’analyse et la “Campagne”, ou les espaces ruraux, comme des territoires existant par “défaut” (ou négatif du premier), mais bien de les considérer dans leur dynamique avec, justement, les espaces urbains !
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Reposons-nous correctement la question maintenant : L’Urbanité peut-elle sauver le paysage ?