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DESIGN CALIN revue 49

DESIGN NOUVELLES ATTITUDES.

Le design est partout, il est aimé. Il est joueur, il veut s'occuper de tout: politique, urbanité, développement durable, handicap et dans tout cela: image de marque. LE DESIGN VEUT T'AIMER. A tous prix. Un inventaire 2010.

Franck SENAUD

 
DES IMAGES A LIRE revue 48

Regardant quelques cases phares de la BD, Pierre FRESNAULT DERUELLE, y découvre des "zones de nonchalance graphique" où le trait, les vides, la composition font parler l'image davantage qu'elle ne semble le faire, à première vue. Ni texte sous jacent, ni "illustration de", il ajoute à propos de ces à côtés: "Certes, il est impossible d’avoir présents à l’esprit des considérations de cet ordre lorsque nous croisons sur le chemin de notre lecture, cases de cette sorte, mais nous sommes convaincus que la lecture flottante capte secrètement ces images".

De ce texte de présentation de "scénariographie", nous rapprochons les interventions de HUREL sur la photo d'un Paris 1907, ultra fantasmé puis deux conférences de SENAUD sur "l'histoire de la photo 1900-1930" où Brecht précise d'elle: "moins que jamais, le seul fait de rendre la réalité n'énonce en rien quant à cette réalité" et sur le voyage d'Albert KAHN fixant le monde entier en 1907 sur ses pellicules cinéma. L'image se lit par ces marges.

Nous partageons la lecture du magnifique dernier livre de SMOLDEREN, les ateliers de narration "Je suis ma Ville" et la découverte du travail de Agnès HERRERA: des images fixes qui remuent de hors champ immenses.

Franck SENAUD

 
VILLE ECRAN revue 47

Ville narcissique au possible, New York nous habile de ses mythes, et habite nos fantasmes.
Les romans, films, poèmes, clips, spectacles nous amènent à New York, nous y propulsent perpétuellement… Nul besoin d’y être allé pour avoir une idée, un désir, un rejet sur cette ville. Sa force se trouve justement dans sa capacité à véhiculer des opinions parfois extrêmes sur notre conception de la ville moderne.


Ce numéro de Préfigurations propose une balade poétique et critique en direct de l’île de Manhattan afin de croquer ensemble un morceau de cette ville et d’apprécier, ou non, le goût de ce que les musiciens de jazz noirs américains nommèrent la Big Apple. Et plus globalement, au travers de Shanghai, Beyrouth ou Bangui ce miroir écran que nous tendent ces villes.

Fabrice PATAUT nous fait l'immense honneur de nous offrir un texte inédit.


Anais NONY et Franck SENAUD

 
(SE) RENCONTRER revue 46

Pour sa 3e édition le Festival Villes & toiles a choisi le thème de la rencontre. Nous vivons en
ville, nous nous croisons dans les cafés, dans les transports, à l’école, dans les magasins, au bureau ; mais comment nous rencontrons-nous ?


Pour nous aider à déchiffrer les codes de la rencontre urbaine, nous avons organisé un
programme riche en émotions et découvertes : visites du territoire d'Evry, débats avec ceux
qui l'ont conçu (les créateurs de l'Agora, du Plan de Ris Orangis, des cafés musique), découvertes
inédites de ces lieux (soirée ARTE au Plan, rendez-vous à l'ENSIIE d'Evry, coup d’oeil
artistique au Studio Declic d'Etampes), photographies et peintures d’artistes contemporains, exposés
d’architectes (Agence Reichen/Robert)... nourriront nos rencontres.


Le festival se veut une rencontre avec des salles de cinéma et des publics de tous âges et de
tous lieux. Un échange avec des créateurs et leurs regards sur la ville : admirer le documentaire
d’ ARTE sur la New York multiple et musicale, apprendre le temps de la ville avec un géographe,
découvrir l'exclusion des genres dans la ville, retrouver la peinture de Manet, s’initier au roman
et à ses mélanges, mieux connaître l’univers des designers et des plasticiens, s’enrichir du cinéma
expérimental.

Rencontre avec des films surtout, de Ozu, Demy, Godard, Almodovar, Ray, Fernandez ; des courts métrages de Cruaud, Duras, Kerr, Godovannaya,Warhol et Poirier. Des films anciens et récents, joyeux et silencieux ; du cinéma qui regarde les lieux qui nous fabriquent et un hommage à un de ceux qui s'y intéresse centralement : présence de Patrick Bouchitey, et projection de ses deux films en tant que réalisateur.


Les grandes soirées sont ponctuées par des concerts de groupes essoniens qui reflètent la diversité de notre département. Pendant un mois, nous faisons battre le coeur de l’Essonne.
Nous souhaitons que la ville, les villes se rencontrent.

Franck SENAUD

 
TRANSPORTS OU ALLER ? revue 45

Les voyages accessibles, l'évidente tendance au ralentissement des déplacements et/ou leur limitation (Café ville avec Ferragu et Reverchon), l'inconnu destin d'un territoire construit pour la voiture (Pringuet sur Mangin), l'aller retour comme construction narrative dansles atleirs initiés par prefigurations de roman graphique ("Je suis ma ville"), les photos de Desmichelle, chez Demy à Nantes (Cinéville de Perraud) et et le texte que nous offre Pataut: il y aurait quelquechose à explorer dans ce que transportent ces mouvements.

Franck SENAUD

 
ECRANS ECRAN revue 44

Franck SENAUD

 
IMAGES EN BOITES revue 43

Prefigurations est aux premières loges pour un constat encourageant et amer: les images nous sont plus proches, elles se mélangent entre elles sans que les institutions ne parviennent à se saisir de cette complexité. Chaque famille d'images reste dans sa boîte.

On vit, regarde et subit aujourd'hui un très grand nombre d'images. On apprend davantage à les créer, diffuser, analyser et la présentation des projets MUCRI (sur les oeuvres de musée), CINEQUANOX (sur les images de films), JE SUIS MA VILLE (sur la paysage urbain), SIANA 2009 (sur l'imaginaire des images numériques), CINE PEINTURE (sur les rapports entre images fixes et images mobiles) en sont des exemples roboratifs.

Mais si la lecture du rapport AUCLAIRE sur la "Diffusion culturelle du cinéma et éducation à l’image" nous indique que l'institution même perçoit ce déficit entre les émetteurs et les récepteurs, force est de constater que ces offres, leurs financements, leurs présentations médiatiques souffrent d'une maladie antitransversale répandue. Par exemple, la diffusion du cinéma sur la ville dépend-il des professionnels de l'architecture OU du cinéma ? La peinture, la photographie d'architecture rentrent-elles dans la catégorie "art urbain" ?

Chaque image a son langage, sa case : comment fabriquer ce mélange d'analyses ? Des réponses ici, des pistes. Un avenir à écrire, décrire, appeler de nos voeux. Un numéro 43 optimiste et problématique.

Franck SENAUD

 
PAYSAGES A DESSINER revue 42

Les conversations avec Gilles CLEMENT et Mathieu RIBOULET, cherchant à les amener sur le terrain d'un urbain que leur travail n' aborde pas de front, nous ont retournés :il est des lieux, des espaces vides qui se transforment, disparaissent lentement.

Nulle littérature, dessin ne peuvent en parler. Aucun regard sur eux, non pour véhiculer une image romantique de ce que signifie leur disparition mais peut être, parce que ces espaces, leur sens, leur existence ne parlant de personne, ne parlant à personne ne dessinent plus rien nous dit RIBOULET l'écrivain. Chez le paysagiste CLEMENT, la description des méthodes de travail nous en dit un peu plus sur ces temporalités qui ne fabriquent pas des images de la même manière.

Un numéro 42, hors ville, suite logique de notre festival, son double abstrait, en quelque sorte.

Franck SENAUD

 
VILLES VERTICALES VILLES HORIZONTALES 2e Festival Villes et Toiles revue 41

Allons-nous vivre pour toujours sur ces territoires de Monopoly : carrés, décolorés, alignés ? Comment nos villes se sont-elles construites ? Nous le savons l'architecture et l'urbanisme américain ont inspiré la création de zones pavillonnaires, de zones avec des tours, et de zones commerciales. Comment coïncident ces zones ? Comment les citoyens, que nous sommes, vivons, bougeons, nous organisons selon ces zones ? Ces zones sont-elles des délimitations ? Existe-t-il des frontières invisibles ?
Nous faisons naître des paysages, faisons l'horizon. Oui mais alors où se situe l'artiste ? Est-ce lui qui dessine la ville, la présuppose ? Ou bien n'en est-il que l'animateur ? Et chaque citoyen est-il tout à la fois acteur, auteur, artiste de sa ville ? Comment permettre à chacun de mieux comprendre la ville, ses enjeux, tels sont les objectifs de notre Festival.

Franck SENAUD

 
PREFIGURATIONS EN MIROIR revue 40

Demander à chacun de choisir, présenter un site et voilà: PREFIGURATIONS EN MIROIR: des images, des idées, de l'engagement, des villes et encore des images. Un numéro clin d'oeil, tout en lien sur nos actions et celles de nos amis, artistes, collaborateurs.

Franck SENAUD

 
IMAGESIGNE revue 39

Si un premier regard nous fait aisément différencier l'image de l'écriture, un second sème vite la confusion dans des certitudes: le mot est une image visuelle, chacun le reconnaît mais l'image aussi est un signe :)

Le signe fait image et active des images mentales (les graphistes de Vier5), le signe en titre interpelle nos souvenirs (3 nouvelles de Pataut) et s'associe à d'autres images (revue Fairy Tale). D'un autre côté, J.Opie nous rappelle qu'une image n'est qu'un signe, même animée d'un léger mouvement. Et que tout image ne cesse de faire signe vers notre reconnaissance.

Moralité: abstraction et figuration ne s'opposent pas et ça fait 39 numéros qu'on l'explore.

Franck SENAUD

 

 
700 MILLIONS DE CHEZ MOI ET MOI ET MOI ET MOI revue 38

Allons-nous vivre pour toujours sur ces territoires de Monopoly: carrés, décolorés, alignés ? Quel paysage cette architecture minoritaire fabrique-t-elle ? Car il est simple de la rejeter comme informe, créatrice de séparation plus que de lien avec la ville, elle est aimée, choisie et.. majoritaire. Prefigurations choisit de s'attaquer à un autre tabou esthétique ("pavillon" n'est pas une clé de recherche dans les bases de données architecturales, ça ne vous pose pas de problème pour 80% de la construction française ?): MON CHEZ MOI.

Chez nous donc, c'est Jean Philippe GODIN, architecte qui s'incline devant ce "monde" qu'est la maison individuelle et le photographe Gaël CLARIANA qui présente son magnifique travail "Residence principale" autour d'Amiens.

Une réflexion sur la place de la maison se retrouve dans notre premier Café-Ville "Rehabiter en Centre ville" où dialogueront Lisa KUCHEL (qui le constate en Allemagne - Francfort, Berlin- fortement) et l'urbaniste Pascal DE MAUPEOU (qui a construit de 1970 à 1990 des quartiers d'Evry), l'Allemagne-la France, la ville d'hier et de demain.

L'enquête américaine de Stephane DEGOUTIN rapprochée de certains DysneyWorld par Bernard PRINGUET nous donne le plaisir de l'inviter à présenter un film de son choix sur Los Angeles. Ce qu'il dit de nous et de nos redoutables paysages intérieurs. Franck SENAUD

 
2 HEURES AVEC ERIC ROHMER revue 37

Difficile de faire plus fort que de rencontrer un des grands cinéastes de la figuration: narrations, arts mélangés, rôle du spectateur et surtout merveille d'une image toujours complexe.

D'une conversation commencée à propos des Villes Nouvelles filmées vers 1974, nous suivons et éditons chaque semaine des extraits à propos de Gauguin, Murnau, Chemetov et la peinture. Un régal.

 
L'ART EST FLOU
revue 36

Le flou est-il une forme ? D'un mépris apparent pour le défaut de la représentation (l'évidence est claire et distincte prétendent certains, c'est l'erreur qui est confuse), d'une manipulation de la prise de vue physique (mouvement, exposition de lumière, distance focale inadaptée), il est devenu il y a longtemps, comme un contrepoint, une recherche en photo (Sucheyre), peinture (Soluto) et cinéma expérimental (Lepine). Il apparaît comme une faculté de l'imagination de celui qui regarde (dossier "L'art de persuader"), il n'est plus l'autre du net.

Aujourd'hui peut-il être théorisé ? C'est le pari du jeune chercheur Bidhan Jacobs. D'un inventaire de ses formes, se dégage des figures (tiens..tiens..) qui sont autant de pistes fructueuses pour le regard sur la représentation que prefigurations défend. Le flou, essence de l'art.

LA FLANERIE Festival Villes et Toiles
revue 35

Le festival

Si nous vivons toujours plus nombreux en ville aujourd’hui, la ville, elle-même, nous est de plus en plus étrangère, disparaissant du regard à force de vitesse, de familiarité ou de banalité. L’Essonne en est un exemple frappant : territoire de passage, banlieue de la banlieue, elle souffre d’un manque d’images et de représentations.
Ce premier festival propose à chacun de s'approprier un peu plus le territoire (le nord et le sud) et de (re)découvrir la ville (Brétigny, Ris-Orangis, Chamarande, Evry, Etampes) à travers des rencontres artistes-public et un dialogue arts et cinéma. Il présente des oeuvres et des écrits, émergeant de ces réflexions croisées sur le paysage urbain.

Première édition : la flânerie

Depuis son invention au XIXe siècle, la flânerie est irrémédiablement liée à la ville.
La ville induit la flânerie, la flânerie pourrait-elle influencer le regard sur la ville ? Plus encore, peut-on flâner en banlieue ? Une réponse en images et en rencontres.

L'ART ECRIT SON HISTOIRE
revue 34

Les évolutions et métissages artistiques n'ont fait que peu évoluer la manière de présenter l'art et son histoire. Comme de l'enseigner. L'art du 20e siècle s'énonce autant qu'il se voit. Mais cette affirmation de soi fut une tactique dès le début de la modernité. Mais si l'amoncellement des propositions rend difficile le tri, il est facile de voir que les images alter - narratives en sont exclues ! BD et publicité (Entretien unique avec Fresnault Deruelle), cinéma expérimental (Collectif Trois lumières), histoire de l'art et des images (Dumont et Senaud), dialogues croisés entre disciplines autour de l'architecture (présentation du 2e colloque Pierre Riboulet de novembre - Les vacances de la critique ?(Fromonot, Comolli,Paquot)), les champs d'actions de nos invités poursuivent de nouvelles pistes. Et, simultanément, veulent penser ces avancées.

PAYSAGE SOUS OGM
revue 33

Paysage "sous OGM" car nous ne maîtrisons que peu les axes (réflexions géographiques (Kauffmann), esthétiques (Senaud), sociales (entretien Valls), politiques (10 propositions pour l'art urbain), historiques (Garnerin et Pringuet)) qui transforment ce qui nous entoure. Villes- Paysages réunis, comme le moyen de penser ces mutations (exposition B.Theis, Urban Connections à Chamarande, cycle de conférences "histoire du paysage 3" et Vivarium studio) pour s'en saisir et donc, déjà, agir.

La Cambre de Belgique (© La Cambre-architecture) présentait sur son site, en 2007 certaines pistes ("la condition du paysage en mutation") que nous reprenons ici, tant elles résonnent avec nos réflexions sur ce que le paysage peut apporter à l'urbain:

"A vouloir prêter toutes les qualités au paysage, nous le dessinons sans plus regarder les forces qui le traversent. La remarquable montée de la discipline, le “landscape architecture” dans les années 1990 - avec Adriaan Geuze du bureau West 8 comme le représentant le plus éminent des Pays-Bas - donne raison à une remise en question du concept même de paysage. (...) Une observation remarquable et significative, en particulier parce qu’il relie deux termes qui de nos jours, ne peuvent plus être regardés comme séparés : Ville et Paysage. Actuellement, tous nos espoirs sont clairement relégués dans l’oubli. La ville est perdue pour nous...

LA SPIRALE NUMERIQUE
revue 32

 

La spirale numérique va-t-elle vers le bas ou vers le haut ? A l'heure où tous le spectacles vivants intègrent la vidéo comme environnement image-décor, où Beaubourg institutionnalise l'image mouvement (catalogue, programmation) en regroupant d'un mouvement général la vidéo, le numérique et le cinéma expérimental (médias dont S.MARTI nous rappelle, en revenant sur son oeuvre, à quel point ils n'ont rien à voir), où le 2e festival des Arts Numériques et Différents s'ouvre à Evry, où la galerie de l'Agora inaugure une programmation tournée vers les arts vidéos et où G.COURTOIS nous livre quelques oeuvres visibles sur le net (dont les très radicales propositions du collectif RESISTANCE VIDEO) la confusion entre mouvement de fond et mouvement de mode est difficile à départager.

Il nous a semblé judicieux de regarder ce que ces images finalement très narratives (nu/portraits de Marti, paysages de Perconte, dessin et illustration animés de Reumaux..) nous disait et de confronter dans ce numéro 32 ces usages de l'image. Occasion également de vous inviter (Vernissage de Perconte, soirées cinéma expérimental et grand retour de Lin Yuan Shang à Evry) afin de voir dans quel sens cette spirale s'envolera.

LE BETON SEUL MATERIAU DE LA VILLE ?
revue31

PREFIGURATIONS N°31 LE BETON, SEUL MATERIAU DE LA VILLE ?

Tout a commencé par l'image d'une manifestation à Saint Pierre du Perray (91) qui s'ouvrait sur une banderole: "Non au béton, oui au gazon"; puis la visite de l'exposition (présentée à Chamarande le 18/01/07) sur "Auguste Perret, l'orfèvre du béton" qui voyait, au début du XXe siècle, d'infinies possibilités dans ce matériau. Que s'est-il passé entre les deux ? Du merveilleux à l'hideux ? si vite..
La volonté de prefigurations de réfléchir sur les images qui nous entourent, la présentation de films qui montrent la ville (Lang, Rohmer, Godard) à Cinétampes, la commande à notre architecte de garde (Jean Philippe GODIN : "Le World Trade Center, ou bien : peut-on se passer de béton ?"; "La cité des 4000 ou le martyr du béton" et "Les hangars à dirigeables d'Orly, d'Eugène Freyssinet, ou le béton optimiste") et les regards ambitieux d'artistes (musicien, collectifs urbains, peintre, ateliers artistiques sur la ville) qui montre que la ville de béton est avant tout un regard.
GODIN poursuit dans son Edito: "Ainsi, Le béton, bien connu de tous et ce, depuis longtemps, a bien mauvaise presse, et c'est bien fait pour lui. A-t-on idée d'avoir autant de qualités et d'être à ce point utile ? L'humain, plutôt porté sur la trahison, bastonne la mule qui le transporte, mord la main qui le nourrit et abhorre le béton qui le loge à bas prix et en toute assurance de pérennité, chez lui, à son travail et souvent en vacances.
Pour résumer, aucun matériau n'a jamais rendu autant service à l'homme que le béton. Le béton est le domestique le plus docile que l'homme n'a jamais eu à son service."
Tout ceci poursuit, en s'attachant aux images, notre exploration de l'imaginaire urbain. Et, comme s'il fallait prouver qu'écrire sur les images est politique, la découverte d'une modification du titre de l'exposition de Chamarande, au moment de mettre en ligne ce numéro 31: "d'orfèvre du BETON" A.Perret est devenu simple "architecte singulier".
Découvrez nos analyses de ce mauvais procès.

Au sommaire aussi :
"Chandigarh et la patine de la modernité" par Robin THIODET, peintre
"La ville musique" Entretien avec Gaël MEVEL, pianiste... et gagnez deux places pour l'écouter au Cinéconcert de vendredi 12 janvier à CinEtampes
"Le Continuum de Ville". Groupe de création et d'étude sur l'imaginaire de la ville. Fondé en 2001 et basé au Havre.


EXPOSITION : "MARCHE ALTERNATIF AU HAVRE "Sur les pas de Cyril HUREL, du groupe Continuum de Ville, un regard frais sur une ville ni béton froid ni patrimoine de l'humanité : un ensemble de faible hauteur qui se joue du contexte et n'affiche pas sa subtilité...

EXPOSITION : " Une architecture singulière en Essonne : Auguste Perret et ses élèves" aux Archives Départementales de Chamarande (91)

EVENEMENT : "CONSTRUIRE UNE VILLE ATELIERS ENFANTS" Avec Renée GIL, artiste, enseignante en Arts-plastiques, découverte de l’œuvre d’Auguste Perret par la construction d’une ville: des volumes simples peints puis assemblés. Une attention aux vides que ces bâtiments crées, puis un travail, à partir de photocopies sur le vocabulaire formel des façades néo-classiques de Perret.Lundi 19, mardi 20 et mercredi 21 février (vacances scolaires).


EVENEMENT : " Des villes et des films du 10 au 16 janvier. Etampes (91) "
Gagnez deux places pour CINE CONCERT METROPOLIS de Fritz Lang - 12 janvier à 20h30 et LES NUITS DE LA PLEINE LUNE d' Eric ROHMER 13 janvier et A BOUT DE SOUFFLE de Jean-Luc Godard 14 janvier; et le commentaire de l'exposition " LA VILLE, DECOR DE CINEMA" 10 au 23 janvier

UNE IMAGE INNOCENTE ET... POLITIQUE
revue30

L'époque est au symbole, aux actions chargées de sens et qui le montrent. L'art s'affiche comme engagé. Et les images ne peuvent plus se permettre d'être simples. Pourtant des images en apparence neutres, bêtement figuratives sont aussi discursives, actives, politiques. De la puissance figurative du portrait officiel de Mao (montré par R.Thiodet) et du jeu de reflet de ces symboles simples par Erro (que décortique P.Fresnault), on découvre que les images innocentes peuvent être politiques.
On peut exposer de beaux dessins qui jouent par leur mise en scène sur ce besoin d'apparence du monde du travail (B.Foscolo, Rennes ) ou présenter platement les visages alignés d'anciens membres des Brigades rouges (T. Oehm, Palatinat). La charge de ces images innocentes est présente. Toutes ces choses à voir, à lire ici.

Dehors, dans la vraie vie, on vous invite à des images joyeuses qui n'en pensent pas moins, des bâtons de dynamique. Des places (05/11) pour la représentation de "Long life" du letton Hermanis qui attaque, sans paroles, "sans masque ni perruque", la vie quotidienne des vieux de Riga.

Une invitation (15/11) pour découvrir l'exposition d'un Alger "nooormal" et voir dans les couleurs des photographies de Jean Pierre Vallorani un Alger vivant, ce qui, là aussi, signifie beaucoup dans des images, un livre, un beau projet d'éditions (livre- disque et exposition) qui ne sont pas neutres.

Dehors encore, nous sommes partenaires du festival de films différents au centre culturel "la clef" qui examine, du 8 au 17 décembre 2006, cette question du politique (invitations à gagner pour la projection de films chinois). Festival qui s'interroge, lors d'une table ronde (base de toute politique) 05/12 sur la difficulté de faire connaître, résonner ces images apparemment formelles. Faire de la figuration intelligente, tel est le propos commun de ces réflexions. La base de cette revue. Des rencontres de la photo, du théâtre, du cinéma, autour d'arts qui se croisent. Tout le projet de PREFIGURATIONS. FS

 

LE TEMPS, LA VILLE ET L'ARCHITECTE
revue29

Le temps nous presse : voyons l'urgence du logement en France et ses graves à-côtés: reconstruction manquée analysée dans une table ronde avec P.RIBOULET de... 1969, réhabilitation amputée de banlieues que E.COLBOC dénonce avec vigueur, évolution de la limite espace public/ privé fondant la pratique architecturale et urbaine dans un texte inédit de P.RIBOULET. Le temps, la ville et l'architecte, une interdépendance qui construit l'image de la ville.L'architecte et la ville, comme deux partenaires antagonistes, autour du centre qu'est le programme, appuient leur travail sur ce temps (l'avant, le temps du dessin et du projet; le présent et le rendu du projet, son statut d'oeuvre; et l'après, du devenir politique d'un bâtiment, jusque sa fortune). Le temps serait-il un matériau de l’œuvre, l'architecture est-elle œuvre intangible ou œuvre adaptable, de la rencontre du lieu et de la pensée dans le projet jusqu'à sa livraison une architecture se finit-elle, et donc, comment la regarder, tels sont les dialogues que le 1er colloque PIERRE RIBOULET dont nous sommes partenaire veut initier. Nous écouterons Paul Chemetov, l'écrivain Pierre Bergounioux, le paysagiste et urbaniste Michel Corajoud, l'avocat Michel Huet, les architectes Christian Devillers, Emmanuelle Colboc et Gérard Thurnauer et le député -maire de Rouen Pierre Albertini,Voici une bien belle ambition : le si rare dialogue entre disciplines, et la transformation d'une grande oeuvre d'architecte en un atelier de réflexion pour l'avenir.Sans doute la meilleure réponse à cette urgence. Souhaitons-lui beaucoup de fruits. FS

 

LE CORPS SOUS CONTROLE
revue28

Le corps n'est pas une notion qui réémergerait (5 ans après notre premier numéro "Nu et nus", de l'histoire de l'art à la pornographie), non, le corps est toujours là. Et c'est ce qui le caractérise. D.MARCHES nous indiquait l'année passée, revenant sur sa programmation au centre d'art contemporain de Chamarande (91) que "Le corps est contrôlé", sa santé, ses droits, son apparence et, dans le même temps, que ce contrôle s'oppose à l'image de plus en plus libre du corps. Il voyait que ce paradoxe articulerait la création à venir.

La recherche actuelle du théâtre belge et les photographies "à double tranchant " de la flamande A.BIJNENS lui donnent raison. Mais ce que ces images cherchent c'est à alléger tout ce à quoi ces corps renvoient. Le corps évoque toujours quelquechose d'une fonction. Ces créations, et il est intéressant de rapprocher celles, brutes de F.ROUILLY , veulent du superficiel dans le brut, du pop dans toutes ces narrations. Revenons à ce que ce numéro nous a appris: le corps est sous contrôle... de sa propre image.

LA NATURE N'EXISTE PAS
revue 27

La nature peut être mauvaise, approximative moralement et pourtant ... rectifiable (Freaks par A.BOUALA), elle inspire des modèle de formes et permet un lien, un passage de l'infiniment petit à l'infiniment grand sans la moindre transition (voir en images le travail de Contant d'Ivry par Y.MORELLE, pour la première fois à Chamarande (en visite réservée) et présenté ici), la nature est utile et nourrissante mais peut devenir simultanément esthétique, quand on découvre l'histoire d'un potager du XVIIIe siècle à la Roche Guyon (M.ROUET). La nature est élastique : elle peut une chose et son contraire, elle ne peut être une norme, existe-t-elle d'ailleurs ? Ce numéro, les conférences et rencontres d'histoire des idées organisées avec Chamarande en mai (inscriptions ici), décrivent ces paradoxes artistiques de nature : les mécaniques d'une artificielle imitation bien que "la tendance à l'imitation nous (soit) naturelle" et c'est Aristote qui le dit. FRANCK SENAUD.

VISION + VITESSE
revue 26

« La vitesse permet de modifier les conditions de la perception, de désintellectualiser celle-ci, en un mot de retrouver la fraîcheur de la sensation » Marcel Proust. Après avoir caractérisé les paysages du passage, nous allons maintenant nous intéresser à la perception de ces paysages à partir d’une route, en fonction de la vitesse avec laquelle on se déplace, mais aussi de la morphologie de la voie empruntée. Nous allons exposer les mécanismes entrant dans la perception du paysage en mouvement, ou «paysage cinétique». : les mécanismes visuels et psychiques, les éléments de lecture de l’espace puis les interprétations de ces éléments. Nous nous intéresserons ensuite aux relations entre route et paysage, notamment sous l’angle des différents degrés d’abstractions causés par une route : variations d’échelles, degrés de liberté, relation au relief...VERONIQUE MARCAIS.

LES PAYSAGES DU PASSAGE
revue 25

Les premières routes, les villes, l'évolution de l'agriculture, le chemin de fer, l'autoroute, les moyens de déplacement, de communications ont transformé l'apparence du paysage c'est un fait pour tous. Mais n'a-t-on jamais réfléchi que cette amplification de la mobilité fabriquait de nouveaux usages du temps et de l'espace, de nouvelles images.

ILLUSTRE ET ENFANTIN
revue 24

Les éditeurs, les parents, voulant faire (le) bien ne rendent-ils pas infantile ce qui ne devrait être qu'enfantin ? L'image transmet-elle une morale comme l'histoire racontée ? Nous avons visité le site de la Maison des Illustrateurs, choisi, tout à fait subjectivement, des artistes qui jouaient de ce décalage et leur avons demandé ce que leurs images disaient.

ACTUALITES DU NOUVEAU.
revue 23

"Quand les Villes étaient neuves ».
A toutes les époques on a bâti des Villes Nouvelles comme la notre mais ce que l'on souhaitait y faire, y montrer d'innovant, de neuf était différent. Nous nous demandons quelle était cette nouveauté et si l’idée de futur est toujours si nouvelle.

TRADITION - SAUCISSON 2
revue 22

La tradition n'est ni un repoussoir comme le soutenaient les modernes, ni un refuge comme le souhaiteraient les conservateurs. Dans l'espace contemporain, elle est pudiquement évoquée, mais sans qu'une réflexion sur ce qui la lie à l'action ne soit abordée : à quoi pousse la référence ? Qu'ordonne-t-elle ? Que permet-elle ?

TRADITION - SAUCISSON 1
revue 21

La tradition n'est ni un repoussoir comme le soutenaient les modernes, ni un refuge comme le souhaiteraient les conservateurs. Dans l'espace contemporain, elle est pudiquement évoquée, mais sans qu'une réflexion sur ce qui la lie à l'action ne soit abordée : à quoi pousse la référence ? Qu'ordonne-t-elle ? Que permet-elle ?

LA BEAUTE INTERIEURE DES CENTRES COMMERCIAUX
revue 20

La critique un peu simple et facile portant sur l'aspect « inesthétique », laid, des hypermarchés, et plus généralement des centres commerciaux, ne doit pas nous faire oublier au moins deux choses : premièrement, un centre commercial n'a pas besoin d'être beau ; deuxièmement, n'y a-t-il pas une sorte de beauté froide et distante dans l'indifférence, esthétique justement, que nous jette au visage le centre commercial ?

PUISSANCE DES APPARENCES
revue 19

Le précédent numéro sur le faux (n°18) nous montrait ce que la figuration (peinture, cinéma, théâtre, illusion..) devait au spectacle. Ici C.YAHIA (Nietzsche et les apparences) démontre simplement que les apparences tiennent leur légitimité de la puissance de la vie même et que le dandy n'est pas moins superficiel et décadent dans son amour des apparences que le scientifique dans son amour de la vérité !
Ce que F. PATAUT dans son inventaire du dandysme (Poésie et Dandysme (paru dans Poésie 1) lui, prouve.
Les interventions de M. LEIPP. et F. SENAUD (Tout le monde veut être mondain; Petit inventaire rebelle et mondain du portrait du XX e SIECLE) creusent cette idée d'une mondanité pas seulement divertissement mais discipline. Soyez mondains !

F. SENAUD

PUISSANCE DU FAUX
revue 18

"Le spectacle s'annonce comme une puissance du faux qui se soumet les catégories du vrai, les annihile pour établir un système falsificateur. Le spectacle est le moment d'une grande prestidigitation, d'une grande mystification qui fait sens. Là est son paradoxe, là est sa force. Toutes les tentatives qui ont visé à rendre intelligible cette prestidigitation ont réussi dans leur volonté de rompre le pouvoir falsificateur du spectacle, mais ont également échoué car, par là, elles ont détruit l'essence du spectacle. En effet, toute position qui réfute ce régime des apparences, lui refusant sa capacité de dire le vrai dans le faux, se trouve dans l'obligation de dissoudre l'hétérogénéité du spectacle et du monde dans la soumission au réel."

OBSERVATOIRE DU PAYSAGE URBAIN. LA PLACE DES PLACES
revue 17

LA VILLE, le paysage qu'elle crée n'est pas qu'un lieu, elle recèle l'énergie qui l'a conçue, celle qui lui donne son équilibre de représentation et se maintiendra sous ses transformations. Voici ce que nous voulons analyser, observer.

DES ARTS NAÏFS ?
revue 16

Parler d'un art naïf a-t-il un sens ? D'invention récente, C.YAHIA élucide dans : "L'art naïf : série B ou comique de l'art académique ?" qu'il ne s'agit que d'une catégorie. Ces oeuvres apparemment semblables n'ont rien de commun.
Nous avons choisi de comparer le travail de MOUSSA N'DYAYE, un peintre malien , EMMANUEL SCHAMELHOUT un français qui a choisi comme un parti pris la représentation naïve.
PIROSMANI un artiste géorgien idole de cet état de l'ex-URSS influencé par le folklore de son pays,

Enfin des images de peintures d'ARTISTES ABORIGENES australiens.

Un numéro d'été comme un album à colorier qui aborde sous un nouvel angle ce que figurer peut signifier.

HISTOIRE DE L'ART HISTOIRE DES IDOLES
revue 15

 

Une oeuvre n'est pas indemne de son contexte d'exposition :
"Entrer au Musée" est-il aujourd'hui une récupération ?
Une exposition de drapeaux à propos des 130 ans du Musée d'Etampes ( Le musée de 1874 à 2004...) . Une série de 8 drapeaux de grandes tailles composée à partir de 8 oeuvres singulières et représentatives du fond muséographique : "Ouvrir le musée à la création contemporaine est un défi pour nous..
." Entretien avec C.Rivière et S.Duchene , responsables du Musée d'Etampes.

LA COULEUR COMME ENVIRONNEMENT IMMEDIAT
revue 14

La couleur parle malgré le motif. Elle apporte immédiatement une ambiance, des nuances et contribue à l'histoire figurative.
Pourtant elle a aussi tendance à ignorer le sujet, à se montrer parfois plus fort que lui. En lumière, en costume, en vêtement, elle introduit quelquechose dans la scène mais continue de dire ce qu'elle veut. Support de tous les fantasmes, la couleur montre à chaque fois une autonomie. Et curieusement la preuve que figurer ne dépend pas d'un texte......

LA NUIT FIGURATIVE
revue 13

La nuit!! La nuit est bavarde et elle nous fait parler, tant d'histoires y sont attachées... (Pourquoi la nuit est noire ?)
Dans nos réflexions sur des thèmes bien connus, nous sommes partis de ce constat : le jour est abstrait, général, la nuit est figurative, secrète, kitsch parfois dans ses symboles, particulière. Elle est un objet et un milieu (Il y a quelque chose d'impalpable qui fait que rien n'est semblable la nuit et le jour), ancienne et très concrète(L'objet nuit), neutre et transformatrice(La nuit exagère les effets, elle est assez truqueuse. . .), elle a les mêmes pouvoirs que la figuration (La nuit de l'Esprit)

L'AUTEUR EST TJS QQCH A CONFIRMER
revue 12

A partir de cette remarque du jeune photographe Arnaud DELRUE, nous avons constaté que le mythe de l'auteur, du créateur avait la vie longue et, bien que l'espace contemporain développe une esthétique des oeuvres, le marché, la morale, le droit, l'histoire de l'art avait besoin de cette idée d'auteur pour s'exprimer, pour s'imposer. Alors qu'aujourd'hui des penseurs, des artistes, dégagé de ce pittoresque de l'Artiste construisent un travail "contractuel" où la signification de l'oeuvre, sons sens apparaissent dans un contexte (une série, une exposition..), il nous fallait lancer des pistes de traverses.

  • Une table ronde avec le jeune syndicat de créateur d'images (SNADI) nous permet d'aborder ces nouveaux statuts de l'oeuvre et de l'auteur, ses évolutions, ses potentialités. Une réflexion sur Godard et une autre sur la place des seconds rôles en histoire, en art nous éclairent sur ces possibilités de dépassement de la notion d'auteur trop limitée.
  • Les questions et le travail d'Arnaud DELRUE jouent de ces nouvelles solutions : le mythe du Moi artiste, la valeur sociale de l'image, de la représentation de soi.
  • Les remarques de Nietzsche sur le dépassement de ce pauvre Moi, en morale comme en art précisent cette approche nouvelle : l'interdépendance de l'auteur à l'oeuvre élimine ces vieilles notions d'Artiste, d'auteur. Ce que la figuration gagne à penser.
FIGURATION - PROPAGANDE
revue 11

AU SOMMAIRE Le travail sur l'image d'Aurore CRESSON (La propagande de l'école soviétique : les images-idées/ Exemples d'une propagande au cinéma: la propagande des Etats-Unis/ et W.BENJAMIN, J.EPSTEIN, VERTOV et WONG KAR WAI)

FIGURATIONS POLITIQUES. Entretien avec E.BREON, conservateur Musée des Années 30 de Boulogne

et Le portrait de Jean le bon par Laurence COUSTEIXet une EXPOSITION d'AFFICHES RUSSES
LE DESSIN COMME OEUVRE EN SOI
revue 10

.....Alors voilà, montrer des images, faire connaître des oeuvres complètes, complexes et, comme Boris FOSCOLO le souhaitait, "redonner une place contemporaine" au dessin comme oeuvre en soi, tout cela donne à PREFIGURATIONS sa raison aujourd'hui.

IVRESSE DE L'ORNEMENT
revue 9

AVEC LE MUSEE DES ANNEES 30 de BOULOGNE

De la tendance de l'ornement a devenir envahissant, en s'accumulant à annuler tout effet, à s'autodétruire nous nous sommes demandés ceci : et si l'écueil de la peinture figurative n'était pas cette saturation d'effet, de sens, d'intention, de virtuosité ?

Dans l'optique de cette reflexion numéro 9 il nous faut penser la poésie au XVIIe au travers de l'ornement avec F. Martin, voir Venise par ce travail sur la saturation de JM Allais et même penser autrement le travail de photographie de Bustamante.

Ce numéro est aussi l'occasion de rencontres avec E. Breon, conservateur du musée des années 30, avec des artistes peu connus comme le peintre Billotey et le designer Royere, avec P.E Martin - Vivier jeune historien de l'art qui vient de publier un livre sur Royere. Et avec une vraie découverte d'histoires mêlant ornement et années 30 la seule sculpture collective réunissant Pompon, Zadkine, Saupique et autres, à voir librement en région parisienne, Prefigurations s'autoennivre...

 

LE FAIT FEMME
revue 8

AVEC LE 25e FESTIVAL DU FILM DE FEMMES DE CRETEIL

Prefigurations va se promener : lier peinture et cinéma, rencontrer tous ceux qui font des images, être associés à un festival prestigieux comme celui là et surtout, se confronter à un thème comme celui de la représentation de la femme: subi ? complice ? initiée même par la femme? Toute l'histoire de l'art se heurte à cette représentation d'une femme qui va toujours vers la Femme et il est caractéristique des problèmes de la figuration aujourd'hui : l'impossibilité de l'innocence des images.

  • De larges extraits du travail d'Aurore CRESSON sur "le langage des images" entre idéologie et mode spécifique de représentation.

  • Le travail de l'image obsession avec un texte et un site de DOGMAELDAMIEN.
  • Le dépassement de cette opposition avec l'analyse par Philippe CAPPE du travail de L.BERIO sur la femme comme instrument.
Et puis notre déplacement sur le festival en partenariat :
  • des portraits dessinés (de Eric GENCE, Jean Marc ALLAIS et Franck SENAUD),
  • des analyses de films avec Charlotte COUSTEIX,
Un numéro évolutif.

 

LEXIQUES DU NOIR
revue 7

"On peut couvrir de noir une surface sans crainte d'interprétations métaphoriques erronées. Une toile recouverte de noir reste une extension du dessin dans la mesure où c'est une extension du marquage. L'utilisation de toute autre couleur serait l'extension de la coloration avec ses inévitables allusions à la nature." dit R. SERRA
La couleur noire participe à la constitution du mythe de la peinture.
Dire avec Matisse que " L'emploi du noir comme couleur au même titre que les autres couleurs : jaune, bleu ou rouge, n'est pas chose nouvelle" nous permet de règler ce lieu commun. Car s'il est employé, varié comme n'importe quelle couleur, il n'agit pas, ne réagit pas comme toutes les couleurs. Il prend sa force de cette extériorité naturelle. Mieux, il semble, utilisé seul, qu'il puisse la créer.

Comment différencier l'abstraction russe de MALEVITCH de l'abstraction américaine de REINHARDT, DE KOONING et KLINE à partir du noir ?

Le Baroque Reynolds Cezanne Masson Matisse Greenberg Manet Malevitch Reinhardt De Kooning Kline Bacon Serra Richter Preminger Alton Figueroa Lynch Sudek Becher Lüthi Witkins TAHARA CHIMIE DU NOIR ET DU BLANC

EVRY PAYSAGES URBAINS
revue 6

Est-ce qu'un paysage peut être urbain ? Est-ce que la peinture est le meilleur médium pour représenter la ville ? A partir de quels éléments fabrique-t-on cette représentation ? La ville échappe à ces images parce qu'elle les fabrique elle même, et nous fait assister dans la ville à une production de paysage où la figuration seule peut dire la Ville.

ESPACE ET DECOR
revue 5

Le décor en peinture est négligé. La figuration en fait un véritable complexe ! Décorer avec une peinture c'est lui retirer de son sens ! Pourtant, l'aspect décoratif de ces grandes surfaces (le fond représente 50% d'un portrait par exemple) participe aussi de sa séduction !

C'est pourtant lui qui donne l'espace du tableau, son échelle, met en valeur la figure, la situe en créant un véritable environnement signifiant.

Un numéro pour penser l'espace et le décor différemment.

LES MECANIQUES DE LA REPRESENTATION
revue 4

ENTRETIEN AVEC MARIE VIDON, peintre
Converser avec Marie VIDON permet tout à la fois de découvrir un personnage et une oeuvre reliés entre eux, un art du détournement, du kitsch, du goût sans le discours sur le goût, une peinture reliée à la réalité plus mentalement que par le visible. Car son imitation, cet appui sur la figuration n'est qu'un prétexte de composition, de détournement : le petit monde figuratif, très coloré et très noir, que Marie s'est crée vit sans elle, on peut l'aimer sans elle.
Et même dans ses non - réponses, on peut voir que l'apparente imitation du figuratif est une construction, une reconstruction, un jeu de mécaniques.

HISTOIRES DE L'IMITATION par Serge TESKRAT
Première mise au point : toute l'histoire de l'art ne peut se ramener à une imitation du monde et pourtant l'histoire de la technique de capture du réel nous mène du bison sur le mur de la grotte jusqu'à la tour Eiffel en photo.

LA FAUSSE QUESTION DE L'OBSERVATION
Ce n'est pas le monde observé que l'on imite mais son apparence ou plutôt ses apparences. Et de la déception de la Renaissance de recréer la réalité par la représentation, de son intérêt pour l'apparence davantage que la perfection idéale du monde se relaient, selon Serge TESKRAT, dans le désir de la capturer mécaniquement

L'IMITATION MECANIQUE
L'avènement de la photographie, de la reproduction mécanique loin de tuer les autres arts leur a peut-être permis de se libérer d'une certaine recherche d'imitation, d'une légende d'un art chercheur de vérité. Dans le même temps, les interventions, les performances ont eu besoin de s'appuyer sur la reproduction photographique. Serge TESKRAT conclut l'histoire d'un compromis.

L'IMITATION DANS LA MUSIQUE MEDIEVALE par Philippe CAPPE
L'imitation est aussi un principe de composition musicale où chaque élément unis par un thème commun se déploie indépendamment les uns des autres. Permettant une oeuvre fine et structuré où se développe et le simple et le complexe.

L'HOMME ANIMAL MIMETIQUE par C.YAHIA
Pour donner une définition caractéristique de l'homme, Aristote dit : imiter.
Mais il prend soin de montrer ce qu'il crée, ce qu'il produit au travers de l'imitation, et distinguer plus finement ce qui fait l'homme : une représentation.

L'IMITATION CONTRE LA REPRESENTATION
Si la représentation n'était qu'une imitation, le problème du vraisemblable ne se poserait même pas ! Car ce qui est produit est un objet - sujet, un objet par le sujet et pour lui, du réel avec un goût d'homme dedans !
Mais la force du texte de C.YAHIA est de nous faire comprendre que penser la création par la représentation c'est dépasser les notions d'objet - modèle ou de sujet créateur tout puissant et surtout de poser comme un fait la concurrence de la représentation réussie avec le réel... et d'expliquer ainsi toutes ces querelles.

ENTRETIEN AVEC FLORENCE DUPONT
Par provocation nous pourrions dire que le théâtre à Rome est anti figuratif, anti représentation, il est un spectacle complet qui, contre toute notion d'imitation, développe du spectaculaire comme une performance. Il rejoint à bien des égards un certain théâtre contemporain. Et il nous intéresse par ce renversement.

DU CHIC ET DU PONCIF
*BAUDELAIRE distingue l'un de l'autre car ils relèvent l'un et l'autre d'un même fait moderne : l'absence de modèle et de nature. Et du moment de conscience que la peinture représente davantage qu'elle ne copie, qu'elle provient de la main et non de l'oeil.

DOSSIER Reproduire le réel ?

Voir le réel c'est déjà le choisir, l'isoler; la perception contient déjà une discrimination. Le travail d'étude sur nature du peintre montre surtout qu'il s'agit plutôt d'une re-création que d'une reproduction et que le dessin est le meilleur outil dans cette reprise. Enfin, le travail de reprise lui même n'est jamais une simple continuité : un regard sur la création à partir d'une création, une représentation quoi!


DOSSIER Les stratégies de l'imitation

Trois schémas qui montrent que l'imitation est partout et qu'elle n'est pas une copie. Quatre exemples démontent son fonctionnement et ses partis pris (traduction), révèlent que son acceptation est aussi un parti pris (photo), démontrent qu'elle se code aussi précisemment que possible (prothèse dentaire), qu'elle devient même un procédé de création d'images (images pop) parce qu'au lieu d'imiter, elle fonctionne comme une création.Un premier dossier qui se demande si imitation + stratégie = figuration.
SERIES, SUITES ET REPRISES
revue 3

A suivre
Les réseaux
La série comme oeuvre unique

LE VRAISEMBLABLE
revue 2

L'art de persuader
Histoire du paysage
Nuage: la figure sans forme
D'un paysage subjectif et objectif

NUS ET NU
revue 1

Nu, érotisme et pornographie

 
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