REVUE 1

E.Bari / huile sur carton

 

Les pauses du modèle se font neutres. Il ne raconte rien. Tout rapport psychologique est supprimé. Le modèle n'a ni passé ni futur. Il n'est ni surpris ni arrêté. Il n'est qu'un prétexte. La véritable histoire c'est le déploiement d'une forme ou de formes, étirées, comprimées qui se rythment au fur et à mesure qu'elles se construisent dans l'esprit du spectateur.

 

 

La réalité oscille entre l'objet représenté et les formes pures. La courbe du contour d'un muscle s'insérant sur un os devient une ligne dont la modulation devient intéressante en elle-même. Le dessin devient autonome.

F.Senaud / crayon de papier

 

F.Senaud / crayon de papier

 

 

 

La ligne est un rail qui guide le regard de l'observateur. Elle cloisonne des formes qui n'ont ni intérieur ni extérieur. Le dessin est un puzzle monochrome dont on ne voit que la jointure des pièces.

 

Ces formes ont des rapports dynamiques entre elles : l'élargissement répond au rétrécissement, la tension au relâchement, l'inclusion à l'exclusion. Ces successions recomposées par l'esprit en errance du spectateur créent un mouvement proprement plastique. La ligne ralentit et crée une circulation.

 

 

Je rappelle que toutes les illustrations et textes cités sur ce site restent la propriété de leurs ayants droit légitimes. Ils seront retirés à leur demande. Toute utilisation à but commercial de matériel se trouvant sur ce site sans autorisation de leurs ayants-droit est bien entendue proscrite.

REVUE 1