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Le vieillissement des films fait aussi parti des obstacles de l'universalité du langage filmique.

Prenons l'exemple d' "Orange Mécanique", Stanley Kubrick ne veut pas laisser aux spectateurs la possibilité d'apprécier, de trouver agréable les scènes de violences de son film (on peut d'ailleurs évoquer le superbe parallélisme entre le film en lui-même et l'histoire du film : le personnage principal est conditionné pour ressentir les scènes de violences et de sexe comme désagréable voire insupportable), il présente donc toutes les scènes violentes accompagnées par du Beethoven, à l'époque de sa sortie qu'on puisse mettre de la musique classique sur une scène violente choquait (de la même manière que les spectateurs devraient l'être en voyant cette violence) mais aujourd'hui plus personne n'est choqué pas l'association musique classique et violence, cette association en est même presque banale.

En effet, comment être choqué quand le "Carmina Burana" de Carl Orff sert d'accompagnement sonore à toutes les bandes-annonces de film d'action ?

Un film tel qu'"Orange Mécanique" perd donc avec le temps certains éléments de son langage au second degré, mais également l'impact recherché par le réalisateur, la musique de Beethoven devait rendre choquante la violence de certaines scènes, aujourd'hui cette musique rend esthétiques ces mêmes scènes de violences.

 

SUITE

Le montage langue du cinéma ?

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